Lutte contre la pauvreté
Aujourd'hui sur les ondes, je vais me battre pour vous protégez
De tous les maux dont abondent vos lendemains sans sûreté.
Malgré tous les rejets,
Je vous prie de bien vouloir espérer,
Encore un jour, un mois ou une année,
Le temps qu'il faudra pour tous les raisonner.
Tous ceux qui n'ont pas le courage de voir votre réalité.
Il va falloir malheureusement,
Je pense, beaucoup de temps
Pour qu'ils acceptent de vous aider
A tous vous réintégrer dans leur société.
Ils ne comprennent pas que vous ne voulez pas de l'argent,
Mais juste de l'attention, de l'amour, un logement,
Juste une vie plus facile à vivre.
Mais c'est déjà trop dur à garantir,
De la part d'un gouvernement qui ne peut fournir
Que des appartements luxueux à ceux qui le font rire,
Que des emploi merveilleux à ceux qui lui font plaisir.
Il y a bien des associations qui veulent vous aider,
Mais elles n'ont pas assez d'argent pour tout vous acheter
Car, malheureusement pour vous, dans leur société,
L'humanité rime avec « par ici la monnaie »
Et le respect ne semble plus exister.
Alors à vous, victimes de la pauvreté,
Je vous demanderai de bien vouloir encore patienter,
Car je ne pourrai rien régler,
Toute seule, en une journée.
Ma voix contre celle de l'Assemblée,
Ne ferait pas le poids face à ces acharnés
Reclus dans leur mondanité.
Si tous les hommes voulaient bien s'entraider,
Notre monde ne serait pas dévasté, il serait parfait
Et votre vie un conte de fée.
Et je dis STOP ! Il faut arrêter de rêver,
Mais pas d'espérer
D'une vie meilleure,
D'une vie ailleurs,
Loin de ces fous, de leurs idées et de leur communauté.
Ils n'y peuvent rien s'ils y sont nés,
Mais ils pourraient quand même vous aider,
Vous, les démunis, à devenir comme eux des assurés.
Maintenant que vous m'avez tous écoutée,
Vous savez que je ne saurai vous donner
L'aide dont vous rêvez,
Que je ne suis qu'une voix parmi une poignée.
Mais si vous l'acceptez,
Voici un conseil, mon dernier :
Révoltez-vous pour leur prouver que vous aussi vous existez
Et pas seulement dans les ghettos où vous êtes enfermés,
Et pas seulement dans les usines où vous êtes exploités,
Et pas seulement dans les rues où vos enfants sont violés,
Et pas seulement là où vous les arrangez.
Existez ! Vivants, forts et révoltés !
Vous serez sûrement mieux jugés, mieux respectés.
*L'auteur*